G_princecharmantexiste

 

La lecture est une échappatoire, un livre nous aide à faire jouer notre imagination.

J'admire les parents qui inculquent cette passion à leur progéniture dès le plus jeune âge.

 

Comme le dit une célèbre citation : « un enfant qui lit sera un adulte qui pense ».

 

Pour beaucoup de chérubins, la petite histoire du soir est sacrée. Le petit rituel avant de tomber dans les bras de Morphée.

 

Il y a quelques jours, une petite fille m'a conté le récit que sa maman lui avait raconté.

 

Pour tous ceux qui aiment les histoires de princes et de princesses, je vous partage cette aventure interrogative...

 

Laissez libre cours à votre imagination.

 

 

« Il était une fois, dans une contrée lointaine, une jeune femme qui se prénommait Opale.

Son prénom lui allait comme un gant car elle avait la peau pâle comme un linge.

Elle avait des yeux vert émeraude, comme des bijoux qui illuminaient son doux regard.

 

Elle était souvent triste et restait la plupart du temps enfermée chez elle.

Elle avait une particularité qui l'empêchait de vivre une vie comme n'importe quelle autre jeune fille du pays.

Lors de sa naissance, une vilaine fée s'était penchée au-dessus de son berceau et lui avait lancé un vilain sort.

Le jour, où elle tombera amoureuse d'un homme qui l'embrassera en retour, son cœur se transformera en pierre.

 

Mais Opale était avide de découvertes, un beau matin, elle partit se promener dans la forêt enchantée.

Ce lieu, qui pourtant la terrifiait encore il y a quelques années, était désormais pour elle signe de courage ; annonciateur de changement.

Elle en avait marre de cette solitude, de se sentir indifférente dans le regard des autres, de ne pas être heureuse.

 

D'être entourée d’hypocrites, de menteurs, de faux-semblants.


Elle ne savait pas ce qu'elle trouverait à l’intérieur mais elle était déterminée à mener sa mission la tête haute et profiter du bon air frais de la nature.

 

Bien sûr, elle n'y allait pas dans le but de tomber sur l'homme de sa vie car elle savait les conséquences.

Pourtant, à peine rentrée dans cette forêt, la première personne qu'elle rencontra la déstabilisa par sa beauté divine.
Un regard, un échange inexplicable, le genre qui vous hante jour et nuit. Un gentleman avec de bonnes manières. Il incarnait tout ce qui lui plaisait chez un être humain. Il avait une classe naturelle. C'était à ses yeux, un chevalier servant.

 

Elle avait souvent, à défaut de la vivre en vrai, rêvé de la rencontre parfaite mais là, c'était au-delà de ces espérances.

Elle se pinça pour être sûr que cet homme n'était pas, encore une fois, le fruit de son imagination.

 

Son sourire la transporta sur un petit nuage, il était charmant.

 

Ce sentiment d'attachement soudain lui fit peur ; ce n'était pas normal d’être épris de cette façon d'une autre personne.

Elle regretta immédiatement de s’être aventurée dans cette forêt car Opale savait désormais que cette rencontre ne resterait pas anodine dans son esprit.
On ne peut pas oublier si facilement un prince charmant. Elle l'idéalisait peut-être un peu trop mais elle en était sûre, il était parfait. »

 

 

 

 [ La maman fit une pause dans sa lecture et décida de changer la fin de son histoire car elle ne voulut pas mentir à sa jolie princesse sur le mythe du prince charmant que Walt Disney nous a si bien vendu... ].

 

 

« Opale, ensorcelée par la beauté de ce parfait inconnu, en oublia son maléfice et alla parler à son prince, Gerson ; sa voix était si belle, elle but ses paroles sans trop comprendre ce qu'il lui disait tellement elle se sentait ailleurs en sa présence. Elle voyageait dans des mondes féeriques grâce à lui. Son calme l'apaisait, il était doté de différentes facettes mais il en ressortait que du bon en lui.

 

La tentation était trop forte, elle ne pouvait pas laisser filer une perle rare, et ce qui devait arriver, arriva.

 

 Un long et sensuel baiser fut échangé entre ces deux jeunes amants.

 

Mais, il est bien connu qu'une fois l'amour consommé, il fait des dégâts autour de lui.

 

Fini le rêve idéalisé , on redescend vite sur terre en voyant les intentions du prince non charmant.

Si vite, l'homme est devenu un laid crapaud, un être manipulateur, dépourvu de charme et la femme est devenue un être au cœur de pierre, insensible, froide, dépourvu d'émotion. 

 

À partir de ce moment, elle comprit que la fée de sa naissance n'était pas si mauvaise, elle la mettait juste en garde envers l'amour. 

Il ne faut pas se laisser envoûter par n'importe qui car derrière les jolis garçons se cachent souvent des bombes à retardement ! »

 

 

 

Dans les contes pour enfants, les princesses donnent un baiser aux crapauds et ceux-ci se transforment en princes charmants.

 

Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.

 

( Paulo Coelho )