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La fin du week-end arrive, je fais le vide dans ma tête, la déprime du dimanche soir fait son apparition.

Demain, je devrais affronter mes nouvelles responsabilités, l'appréhension qui m'a accompagné durant ces dernières 48 heures n'était pas de tout repos. La peur de ne pas être à la hauteur m'envahit. Je me déteste souvent à ne jamais avoir confiance en moi. Je parais pourtant sûr de moi devant les autres, mais ça, c'est après avoir revêtu ma carapace de femme à l'assurance sans failles.

Quand la solitude survient après une soirée un peu (trop) arrosée, je m'abandonne à toutes sortes de pensées malsaines, et m'interroge plus que de raison.

J'ai parfois besoin de me mettre la tête à l'envers pour remettre de l'ordre dans mes idées.

La tête embrumée de la soirée de la veille me rappelle vite que mes 20 ans se trouvent bien loin.

Avoir dansé toute la nuit, me donne des courbatures au lever; les tickets de carte bancaire, un peu trop nombreux pour une seule soirée, sont d'une aide précieuse pour me remémorer tout l'alcool avalé; un trou noir remplace en partie mes souvenirs, mais le mal de tête qui m'accompagne en ce dimanche maussade, est peut-être aussi là, pour me punir de tous les excès que la tristesse a engendré.

Pourtant, à ma grande surprise, j'étais vraiment de bonne humeur au moment de rentrée, un peu pompette, c'est vrai, mais avec une envie irrésistible de vivre une vie qui pétille comme toutes les bulles qui se trouvaient à l'intérieur de mon corps.

Était-ce bel inconnu qui était responsable de ce sourire béât? Ce sourire qui n'a pas quitté mon visage depuis cette rencontre fatidique. Je sais bien au fond, que je ne dois pas espérer avoir de ses nouvelles. Tout s'est passé très vite, l'amour a tout emporté sur son passage. Je me relate les événements d'hier soir, Cupidon dans son cœur recouvert de plumes, me lançant, l'ultime flèche.

Et d'un coup ce regard vert hypnotisant, ce sourire dévoilant de mignonnes fossettes apparaître devant moi comme une évidence.

En pensant à lui, j'ai fini par m'endormir au petit matin sur le canapé, dans un état lamentable, encore tout habillée et maquillée.

J'ai émergé après plusieurs heures de sommeil en mode loque, les cheveux en bataille avec une odeur de cigarette qui m'a donné la nausée après en avoir inhalé les effluves toute une soirée.

Dehors, il fait déjà nuit, une journée loupée à barrer au feutre rouge sur le calendrier.

J'ai décidé de me lever après plusieurs tentatives infructueuses et croisant mon reflet dans le miroir, je me suis sentie hideuse devant ces yeux de panda. Pour essayer de rattraper les dégâts tant bien que mal, j'ai décidé de filer sous la douche. Les cernes devant moi, m'ont donné un air triste, un peu d'anti-cernes pour les camoufler a fait l'affaire.

Mais en me visualisant bien sous ces lumières blafardes, je me rabaisse, comme à mon habitude, je n'ai pas une belle estime de moi-même et certains jours plus que d'autres sont là pour me le rappeler.

Peut-être que le fait d'avoir croisé toutes ces jolies femmes, magnifique au naturel, m'a rappelé que pour me sentir bien dans ma peau, contrairement à certaines, j'ai besoin d'un peu d'artifice.

Comme chaque jour, je me suis installée devant ma coiffeuse, j'ai mis du noir sur mes yeux, un peu de rouge à lèvres sur mes lèvres, passé le lisseur sur mes pointes de cheveux, je me suis parfumée à outrance et je suis passée du côté de mon dressing pour choisir ma tenue, comme chaque jour, j'ai ruminé que je n'avais rien à me mettre, pourtant j'étais bien témoin que mes tiroirs débordaient.

Après ce rituel quotidien, j'ai retrouvé enfin mon assurance.

On m'a souvent dans le passé, traité comme une fille superficielle dépourvut d'une intelligence qui se limitait au shopping et au maquillage.

J'ai été blessé, étant plus jeune, par ces remarques que je ne trouvais pas constructives.

Si je me sens mieux ainsi, ça ne fait pas de moi une personne différente pour autant.

Ainsi, je me suis décidée à envoyer le 1er SMS à l'homme qui avait accompagné mes rêves. Avec une pointe de déception, qu'il ne se soit pas manifesté avant moi.

Étais-je trop impatiente? Peut-être ! Mais je ne veux pas qu'il me qualifie de fille facile et m'oublie aussi vite que notre histoire a pu commencer.

Je me suis sentie tellement belle dans le regard de ce bel inconnu, j'ai eu l'impression que mon double était planté devant moi, c'était troublant.

L'alcool m'a un peu ( beaucoup) poussé à avoir le courage d'aller l'aborder, pas sans mal car sa simple présence a réveillé en moi des sensations et des sentiments encore inconnus.

Ce premier échange s'est conclu par un échange de numéro.

Je me suis sentie spéciale en sa compagnie et je souhaite le revoir au plus vite.

Une réponse à immédiatement fait réapparaître un sourire sur mon visage et après avoir passé au moins 5 minutes à sauter dans tous les sens, je me suis empressée de lui donner un rendez-vous.

Je me suis emballée de cette rencontre mais pourtant...

 jjjjjoojoj